Archéologie
La réalisation de travaux autoroutiers rend nécessaire des opérations d'archéologie préventive qui peuvent impliquer la mise en œuvre de diagnostics archéologiques, de fouilles et dans certains cas de mesures de sauvegardes par l'adoption de solutions techniques.
Sur l'A89, les opérations archéologiques ont débuté au printemps 2007 par des diagnostics répartis sur 12 secteurs. Suite à ces diagnostics, des fouilles préventives réalisées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont été prescrites par l'État sur les communes de Fleurieux-sur-l'Arbresle, Sarcey, Saint-Romain-de-Popey, Joux, Sainte-Colombe-sur-Gand, Balbigny, Saint-Marcel-de-Félines et Néronde.
Elles ont mis au jour plusieurs vestiges intéressants, notamment la présence d'une ferme gallo-romaine datée du Haut-Empire à Fleurieux-sur-l'Arbresle dans le Rhône, ou encore des traces très anciennes d'occupation humaine à Néronde dans la Loire.
Intégrer l'autoroute dans le paysage et privilégier la transparence
Afin d'intégrer la nouvelle section de l'A89 dans son environnement, des études paysagères ont été menées en concertation avec les collectivités locales, sur un certain nombre de secteurs localisés :
- zone de péage et d'échange entre l'autoroute et la voirie locale à Balbigny ;
- vallée du Bernand et son viaduc ;
- vallée du Boussuivre ;
- secteurs de Tarare-Ouest, Pontcharra-sur-Turdine et Saint-Romain-de-Popey.
La construction de viaducs est également une solution qui permet à l'A89 de traverser les nombreuses vallées tout en s'intégrant le plus possible à son environnement. Les viaducs sont ainsi conçus pour paraître les plus légers et les plus transparents possibles.
La phase d'avant-projet sommaire prévoit par ailleurs la plantation de plusieurs milliers de végétaux ; notamment des essences locales comme le chêne pédonculé, le charme, le frêne commun et pour les buissons, le cornouiller sanguin, le noisetier, l'alisier torminal ou encore le prunelier...




